normalement une bonne campagne c'est simple, ça permet de rappeler les grosses thématiques qui pilotent chacun des mouvements, et l'électeur choisit en fonction :

  • extrême droite : vous êtes pauvres : c'est la faute à l'euro et aux étrangers.
  • droite : si vous êtes pauvres, c'est que les entreprises n'ont pas la liberté de s'enrichir assez pour vous redistribuer les gains. Si vous êtes riches, vous savez bien que vous êtes pompés jusqu'à la moelle par les taxes et impôts divers
  • centre : comme à droite, mais avec un peu de gauche dedans
  • gauche : tout le monde a le droit à un minimum de dignité. Les inégalités doivent être illimitées
  • extrême gauche : mort aux patrons et à la finance

Mais là, fi de tout ça. La campagne se résume à un casting de personnages :

  • extrême droite : contre l’euro, mais abuse du système en profitant des fonds publics comme tout le monde (enfin, on s’en doutait déjà)
  • droite : je propose un programme d’austérité pour les pauvres. Exonérations et magouilles pour les puissants (surtout ma pomme)
  • centre : blanc bec avec une allure incompatible avec un programme de gauche, ayant pourtant participé à un gouvernement de gauche (on ne sait pas comment), et avec des dents longues comme mon bras, mais qui reste d’un aspect chétif et qui ne peut être pris au sérieux.
  • gauche : le gars le plus sympa du monde, arrivé là sans trop s’y attendre, avec des vraies idées de gauche lancées un peu comme ça. ça fait pas trop sérieux, mais moi àa me plait !
  • extrême gauche : mort aux patrons et à la finance. Là ça change pas, à part que maintenant s’est amplifié par les hologrammes

Bon, vous vous en doutez, je reste à gauche !